• Quand l'Orage Gronde

    /!\ Message important pour tout comprendre /!\

    Bonsoir à toi, jeune lecteur. Sois le / la bienvenu/e à l'intérieur de "Quand l'orage gronde", une petite aventure horrifique écrite par mes soins. 

    • Premièrement, je ne voudrais pas que tu t'attendes à avoir la peur de ta vie ici: ce n'est pas mon but premier. Ce petit livre est ici pour créer une ambiance et construire une histoire rapide autour d'un thème qui, ses derniers temps, me plaît énormément: l'horreur et le paranormal. 

    Ici, pas de jumpscare (de toute manière, c'est compliqué d'en placer un à l'écrit ahah), pas de grosse frayeur, juste une ambiance, une histoire, et un poil de mystère. Amis des théories, je vous invite à faire attentions aux détails. 

    • De plus, je te demande, si tu le souhaites, de faire preuve d'indulgence à mon égard. La raison principale: si j'écris certes depuis longtemps, c'est mon premier projet qui a pour thème l'angoisse / la peur / le malaise. J'attends avec impatience tes retours constructifs ! ;)

    /!\ Cependant. Je déconseille la lecture de cette aventure aux personnes sensibles / jeunes. Certes, le but n'est pas d'effrayer complètement, mais il y a des mots / des idées, qui ne sont pas appropriées à ce genre de personne.  /!\

    Je suis responsable de ce que j'écrit mais pas de ce que vous lisez.

    • "Quand l'orage gronde" est projet qui contient une spécialité dont je voudrais t'avertir. 

    En effet, dans ces lieux, TU es le Héros de l'histoire. Ainsi donc, au bout d'un moment, un choix vas-t-être proposé. C'est un choix qui déterminera la fin de ton histoire personnelle. 

    Je te conseille, pour tout comprendre, d'explorer par la suite les autres choix que tu aurais pu prendre. 

    Ne t'en fais pas, l'histoire est à l'origine plutôt courte. Je ne voulais pas la faire trop longue, pour éviter de me lancer dans quelque chose de trop compliqué.

    Je t'invite alors, cher lecteur, chère lectrice, à exposer tes théories en commentaires, et à me donner ton avis sur l'aventure dans laquelle tu vas te plonger.

    En espérant de tout cœur que tu passes un bon moment au gré de ma plume, 

     

  • Ce texte fait partie de "Quand l'Orage Gronde"

    Vous êtes perdus, au milieu de la nuit. 

    Les arbres de la forêt dans laquelle vous vous trouvez semblent bloquer la vue sur le ciel. Il fait si sombre que se prendre dans des racines et tomber dans la boue serais très facile. La pluie gelée vous roue de coups, et le vent vous fouette avec violence. 

    L'atmosphère est tendue. Sûrement l'est-elle à cause des bruits étranges que vous entendez aux alentours. Des "cris" d'animaux à glacer le sang.

    Voilà bien quelques heures que vous marchez. Votre corps est trempé, et vous êtes épuisé. Il flotte dans l'air une écœurante odeur de rouille. 

    Où êtes vous exactement? Qui êtes vous exactement? Nul ne le sais. Pas même vous, frêle âme humaine. La seule chose dont vous êtes à peut prêt sûr, c'est que vous cherchez quelque chose. Mais quoi? Vous ne parvenez pas à vous en rappeler.

    Un lourd bruit se fit entendre: l'orage se rapproche. Les bruits étranges et obscures de la forêt continuent de plus belle. 

    Impossible de rebrousser chemin: vous ne voyez pas ou vous êtes. La batterie de votre portable est à plat, et vous tremblez de froid tant la tempête est lourde. Une chose est sûre: vous devez absolument vous mettre à l'abris. 

    Vos pas, lent et précautionneux, accompagnent le vent qui hurle entre les hauts sapins noir. Ces derniers s'agitent, faisant parfois tomber leurs épines sur vous. L'orage chante sa désagréable berceuse de fausses notes, et la pluie, elle, ne cesse pas. Vous manquez de tomber à plusieurs reprises dans de hautes et longues pentes. Le terrain n'est visiblement pas du tout approprié aux passants. Il est évident que la chute vous serais fatale, mais, vous préférez ne pas y songer. 

    Après quelque temps à grelotter de froid, et à tenter tant bien que mal d'avancer, vous distinguez parmi l'obscurité la sinistre silhouette d'une cabane en bois. 

    La suite est disponible La Cabane...


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  • Ce texte fait partie de "Quand l'Orage Gronde"

    >> Reprendre depuis "La tempête" <<

     

    Vacillant vers ce qui vous semble être un abris, vous buttez soudainement contre quelque chose. 

    Ce n'était pas une branche, ni une racine, mais vous aviez très bien ressentis quelque chose de contondant frapper contre votre pied gauche. 

    Déjà bien amoché, vous décidez de ne pas vous en soucier, et avancez à grand pas vers la cabane.

    De près, vous parvenez à percevoir un peu plus de ce que dégage l'endroit. Des racines parcourent ses murs extérieurs, et la petite fenêtre, à droite de la vieille porte, est brisée. 

    Le toit à l'air d'être bien solide, mais la maisonnette semble sur le point de s'effondrer. L'odeur de rouille est grandissante, à mesure que vous vous en approchez. Étrangement, les bruits sinistres de la forêt ne résonnent plus à vos oreilles.

    Quand bien même le lieu est inquiétant, il serais fort stupide et dangereux de rebrousser chemin. Vous décidez donc de vous abriter sous le solide toit de la cabane.

    La porte d'entrée grince lorsque vous la poussez. Il est clair que personne n'as mis les pieds ici depuis très longtemps. Enfin à l'intérieur, vous refermez la porte qui pousse le même crissement désagréable qu'un peu plus tôt. 

    Vous voilà en sécurité. 

    À tâtons dans les ténèbres, vous cherchez tout ce qui pourrais vous permettre d'y voir plus clair. A l'aveugle, vous faites un bordel monstre en vous cognant dans les recoins du bois. Vos doigts se glissent partout ou ils le peuvent: sur les murs, sur les meubles, longeant les objets... Mais après avoir fouillé dans les deux pièce qui composent la frêle cabane, vous en concluez que le noir resteras maître de ces lieux. 

    Les éclairs vous servent donc de guide. Grâce à eux, vous distinguez la petite table de bois dont le pied droit est cassé, la vieille chaise qui semble être plus inconfortable que le parquet usé, et la minuscule cuisine. Elle est pleine de terre, et certains plats semblent avoir été préparés la veille. Défense d'y goûter: ils sont, et vous vous en doutez, périmés.  

    Cependant, il reste un coin que l'orage ne parvient pas à éclairer, même vivement. Il s'agit là de votre dernier espoir pour trouver une source lumineuse.

    Vous tentez donc de l'obtenir dans le seul endroit ou vous n'avez pas mis vos doigts. 

    Votre main touche de la peau humaine. 

    Après un sursaut, vous la retirez brusquement, et ne bougez pas. Vous voilà pris de torpeur, vous demandant si tout ceci était illusoire, ou bien réel. 

    Mais votre question trouva sa réponse à l'entente de la voix usée qui perce le silence pesant.

    "Bonsoir"

     A suivre...


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  • Ce texte fait partie de "Quand l'Orage Gronde"

    >> Reprendre depuis la tempête

    >> Reprendre depuis la cabane

    Vous vous en rendez compte désormais: vous n'êtes pas seul dans cette cabane. Vous ne l'aviez pas remarquée, à cause de l'obscurité ambiante. Cependant, durant tout votre périple au sein de l'abris, elle vous avais observé, patiente, tranquille, et silencieuse.

    Vous sentez une ambiance désagréable emplir le petit abris de bois. Pétrifié, vous ne prononcez mot. 

    "Allons, n'ayez pas peur." Renchérit-elle d'un ton mielleux.

    La personne sembla diriger son visage vers la fenêtre. Vous ne parvenez pas à détailler ses traits. Seule sa silhouette se distinguait dans le noir. Vous pouvez cependant entrevoir ses longs cheveux lisses, qui traînent au sol. 

    "La tempête, dehors, n'est pas prête de s'arrêter." 

    La voix, féminine et étrangement calme, se perd dans les ténèbres à chaque fois qu'elle termine l'une de ses phrases. Comme si elle chutait d'un autre monde.

    "Le temps est idéal, pour une histoire."

    Un éclair surgit. Vous percevez de la cabane la vieille armoire dont les portes sont arrachées. Mais étrangement, si la cabane devint lumineuse l'espace d'une fraction de seconde, la femme, elle, reste dans l'ombre. 

    "Qu'en pensez vous?" Demande-t-elle, tournant à nouveau la silhouette de son visage vers vous. 

    Vous êtes resté de marbre jusqu'alors, tétanisé par la peur, mais vous sentez qu'il faudrait éviter de ne pas lui répondre.

    Terrifié, vous bredouillez...

    - 1ier choix "Je... Je dois sortir d'ici !" (Sorti: S'y rendre)

    - 2ième choix "Je... Pardon mais... Qui êtes vous...?" (Sorti: S'y rendre)

    - 3ième choix "Hm... Disons... Ouais? On est coincés ici, t'façon." (Sorti: S'y rendre)

    - 4ième choix "...P-Pardon... La tempête m'a fait vraiment très peur..." (Sorti: S'y rendre)

     (Je sais que cette partie est courte, mais j'ai besoin de développer plus correctement la suite. Vous serez prévenus lors de la sortie des choix! ^^)


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  • Il était claire que cet endroit est malsain. L'odeur de rouille écœurante, l'atmosphère lourde, et la présence de cette femme qui vous glaçait le sang... A choisir entre la tempête, et la femme de l'ombre, vous choisissez sans aucune hésitation la tempête. Certes, elle est froide, et violente, mais rien n'était plus dérangeant que le doux son de la voix de cette horreur.

    Après avoir lâcher votre phrase, vous courrez jusqu'à la petite porte de bois. Vous secouez la poignée, mais elle fini par céder sous votre force. Une force emplie de panique, qui s'accentue à mesure que vous sentez l'immondice se rapprocher de vous. 

    La porte grince une nouvelle fois, enfin. Mais lorsqu'elle s'ouvre complètement, vous vous rendez compte que la forêt n'est plus. C'est come si elle avait été aspirée par un noir vide dans lequel vous pourriez facilement vous perdre, vous aussi.

    Vous ne pouvez pas vous échapper.

    Lentement, vous tournez là tête vers la bête, vous demandant comment rattraper le coup... Mais l'abris n'est plus. La seule chose qui reste de cet endroit, est le noir. Le noir complet. Le noir partout. Maladroitement, vous tentez de garder votre calme face à ce noir qui vous ronge de l'intérieur.

    Terrorisé, vous restez une nouvelle fois pétrifié, l'espace d'un instant. Une question tourne en boucle dans votre tête. "Que faire?" 

    Que faire? Que faire? QUE FAIRE?

    Est-ce que tout ceci est réel? 

    Après un moment, vous prenez conscience de quelque chose qui vous aviez oublié: vous êtes très en danger. Il faut partir d'ici, et le plus vite possible.

    Vous marchez, rien ne se passe. 

    Vous courrez, rien ne se passe. 

    Vous hurlez, pleurez, sprintez, tapez vos poings contre vos pieds, rien ne se passe. Dans la panique, vous laissez même l'une de vos habituelles crise de toux vous assaillir.

    Vous avez beau vous débattre de toute vos forces ou encore dégonfler vos poumons, vous resterez prisonnier des ténèbres. Ceux-ci fendent sur vous comme une araignée sur sa proie. 

    Vous sentez la fatigue vous envahi, à mesure que vos gestes se réduisent. L'abandon est proche, mais, tant que vous le pouvez encore, vous tentez de vous libérez de cette emprise invisible qui gagne encore et toujours plus de terrain. 

    Et, alors que lentement, vos bras retombent sur le long de votre corps, et que vous vous affaissez sur vous même, une voix, cette voix, vous parvint aux oreille comme un lointain songe..

    "La famille n'est qu'un tissus de mensonges déchirés

    Exténué, vous fermez les yeux, engloutis de plus en plus dans cette masse qui bientôt vous fera perdre conscience même de votre existence. Cette voix, cette phrase, elle résonne en vous, comme si vous en étiez persuadé depuis toujours. Pourtant, ce n'était pas le cas.

    Soudain, l'espoir vous revint doucement à l'entente d'agréables petites goûtes de pluies. Parmi ce bruit très cotonneux, vous sentez étrangement un apaisement vous envelopper. La forêt n'est peut-être pas si loin, finalement. 

    Vous regardez alors en direction du doux petit bruit, vous accrochant à la dernière lueur de sérénité. 

    Mais l'affreuse réalité vous frappe en plein visage. 

    La chose vous fixait, ses cheveux d'une longueur surréaliste traînant lourdement au sol. Le seule détail que vous distinguez sur son visage, même alors qu'elle est si proche de vous, est son large sourire. Sa bouche immonde, laissait entrevoir ce qui ressemblait à un organe humain sanguinolent qu'elle mâchouillait à moitié. Comment une chose aussi monstrueuse peut seulement exister?

    Les goûtes qui tombent de la tête décapitée qu'elle tiens dans sa main gauche, semblent imiter le bruit de la pluie. Vous découvrez avec horreur que cette tête particulière vous est terriblement familière. L'un de vos proche est là, et ses yeux vides semblent l'indiquer maintenant avec clarté:

    C'est votre tour.

    Pourquoi a-t-il fallut que je transgresse ma propre règle?

     FIN

    On dirait bien que le choix n'était pas le bon. La créature est contrariée de votre fuite, mais, peut-être vous réservera-t-elle une deuxième chance. 

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  • Votre question se perd dans le silence. Mais quelque chose cloche.

    L'étrange femme semble sourire dans la pénombre. Vous réussissez à le percevoir à cause d'un détail qui vous dérange. Le sourire de celle-ci est si large qu'il est impossible à rater, même dans le noir total. 

    "Nul besoin de savoir qui je suis, jeune être. La seule chose que vous avez à faire, est de vous laisser emporter par le récit." Reprend-t-elle de sa voix mielleuse.

    Vous continuez d'insister durant quelque instant, la suppliant de vous donner ne serais-ce qu'un nom. 

    Mais à chaque nouvelle demande, son sourire s'agrandit, tant et si bien que la silhouette de son visage ne ressemble bientôt plus à rien. Mais elle garde son calme, et, chaque fois, répond:

    "Nul besoin de savoir qui je suis, jeune être. La seule chose que vous avez à faire, est de vous laisser emporter par le récit."  D'un ton un peu plus ferme, et pourtant à chaque fois, un peu plus amusé.

    Lâchant alors votre question vaine, et bloqué par la tempête qui fait rage, il n'y avait plus qu'une seule chose à faire. 

    Vous vous asseyez, et attendez patiemment que la femme commence son histoire. Le silence fait de nouveau place, et les coup de tonnerre donnent à ce tableau dérangeant un rythme macabre. 

    Enfin, après une attente qui vous parut interminable, la femme commence son récit.

     

    Il y a bien longtemps, dans une petite clairière à l'orée d'un bois, vivait une charmante petite famille.

     La mère, tendre et bienveillante, travaillait en tant que femme d'affaire dans une grosse entreprise. Elle rentrais toujours très tard le soir, et n'avais donc que peu d'occasion de se retrouver avec sa famille.

     Le père était malade, et se devait de rester à la maison. Depuis son dernier passage à l'hôpital, il était devenu clair que travailler n'était plus une idée valable. Ainsi, et bien qu'un peu frustré, il s'occupait de ses deux enfants. 

    Un jeune garçon, aux yeux rieur et à l'air enjoué, et sa petite sœur, qui, elle, semblait bien plus timide. 

    Les deux enfants étaient inséparables. Ils jouaient toujours ensemble. Aux poupées, à la bagarre, à dessiner les corbeaux qui se perchaient au dessus de portail de la maison... 

    Tout deux avaient beaucoup de liberté, étant donné qu'il était rare de les voir faire des bêtises. Mais il y avait une règle qu'avait imposé le père, qui ne devait jamais être transgressée. 

    Interdiction Formelle d'aller dans le Jardin sans surveillance. 

    Cette règle n'était pas dénuée de sens: après tout, les deux enfants étaient plutôt jeune, de ce qu'on raconte.

    Par un bel après midi ensoleillé, le père qui voulait sortir un peu, demanda à ses enfants d'aller jouer ensemble dans le petit jardin. Ce jardin ne payait de mine, mais il était agréable d'y être. Un petit carré de terre, avec quelques jeux, et, en contrebas, le portillon qui menait à un sentier privé de la forêt.

    Les enfants, bien qu'un peu ennuyés, écoutèrent leur père aimant pour aller s'amuser autour de la balançoire. L'homme les surveillaient d'un air attentif à la moindre faute. 

    Mais, et contrairement à d'habitude, vint le moment ou il fallut prendre le goûter. Le père se dit, que s'éclipser l'espace un instant ne serais pas bien grave. Ses enfants étaient sage, et s'il se passait quoi que ce soit, très rapidement, il serais à portée de main pour les protéger.

    Au bout d'un moment, alors que tout se passait bien, la petite fille pris un air choqué, et pointa du doigt la lisière forêt. 

    Croyant à une blague, le jeune garçon rit un instant. Mais c'est lorsqu'il vit la petite prendre une expression de terreur qu'il joint son regard à la direction vers laquelle sa sœur pointait son doigt. 

    Pourtant, il n'y vit rien. 

    Troublé, le frère regarda la jeune sœur, et lui demanda de rentrer. Alors que d'habitude, celle-ci boudait pour s'exécuter, l'enfant cette fois s'enfuit en courant vers la maison. 

    Après avoir scruté quelques instant le bois, le garçon rentra d'un pas ferme, stupéfait, allant raconter à son père ce qu'il venait de se passer. 

    Ce récit perturbant tétanisa alors le père, qui regrettais déjà son absence. Celui-ci, d'un air apeuré et autoritaire, hurla sur son fils de ne jamais, ô grand jamais, aller dans cette forêt. Ses cris s'accompagnèrent de toutes sortes de recommandations étrange. 

    Ne jamais s'enfoncer trop loin dans le jardin. Ne jamais ouvrir le petit portillon qui menait à la forêt, ne jamais plus regarder en sa direction. 

    Mais il était difficile de ne rien regarder, surtout pour un enfant de cet âge. 

    Perplexe, l'enfant alla voir à l'étage, ou sa sœur s'y était cachée. Et contrairement à d'habitude, la jeune fille qui disait tout à son frère, ne voulais rien savoir. On devait la laisser tranquille.

    Jour après jour, les réprimandes injustifiées du père, l'éloignement si soudain de sa sœur, et la mystiques forêt, accaparaient les pensées et l'esprit de ce garçon. 

    Le père, voulant protéger sa famille, avait fait en réalité, l'inverse. La mère, elle, ne voyait rien, car son travail la forçait à rentrer trop tard. Pour elle, tout se passait à peu prêt normalement. 

    Cependant, quand personne n'avait le regard porté sur lui, le jeune garçon se mettait à fixer la forêt. 

    Il voulait y voir un symbole, quelque chose, n'importe quoi qui pouvait justifier les dires de son père, la torpeur de sa sœur... Alors, jour après jour, secondes après secondes, son regard se perdait entre les hauts sapins noirs. Il se frayait un chemin invisible à travers le sentier, et, toujours plus hypnotisé, se perdait dans les méandres de son esprit. 

    Mais bien vite, l'enfant devint obsédé à tel point qu'il lui devint impossible de regarder ailleurs. Il ne mangeait plus, il ne dormais que très peu, et n'essayais même plus d'aller voir sa sœur.

    Rapidement, le père se rendit compte de l'endroit que fixait le jeune garçon. Pour sauver la vie de son fils de tout danger, il prit la décision de l'enfermer dans sa chambre, et de fermer les volets. 

    Des heures durant, la maison laissait raisonner des coups sur la porte de cette chambre. L'enfant forçait sur la poignée, sans se lasser. Mais, au bout d'un moment, les bruits cessèrent.

    Trois coups avaient suffit à briser la vitre, et quelques gestes supplémentaires pour s'enfuir. Il voulait savoir, et personne ne l'en empêcherait plus. Alors, rapidement, il s'engouffrait dans la forêt, jusqu'à ce que cette dernière engloutisse goulument sa silhouette agile. 

    La petite timide, qui avait tant peiner à sortir de sa torpeur, voulu aller jouer dans la chambre de son frère. Mais la vue de la fenêtre brisée la fit s'arrêter sur le palier de sa porte. Elle laissa tomber à terre ses jouets d'enfants, et, rapidement, couru alerter son père. 

    Celui-ci laissa un mot sur la table. Un mot étrange, que la petite ne pu lire: elle était encore trop jeune pour avoir appris un tel art. 

    "Reste ici, ma chérie" renchéri le père inquiet. 

    Sur ces mots, il pris son arme à son poing, et sortit de la maison. L'homme se doutait bien que son fils avait du aller en forêt. Cette maudite forêt. 

    Après quelques heures funestes, la petite mourrais de faim. Son père ne revenait pas, et sa mère devrait rentrer dans une heure. Elle avait froid, et un peu peur. Prenant les restes de son courage à deux main, l'enfant ouvrit la porte de sa maison, marcha en direction du fond du jardin, franchit le portail, et s'en alla, à son tour, dans la forêt. 

    La mère était en retard. C'est donc trois heures plus tard qu'elle arriva chez elle. La femme d'affaire s'étonnait déjà de l'étrange silence qui régnait. Alors, dans un premier temps, elle appela son mari. Mais elle ne reçu pas de réponse. Elle appela donc ses enfants. Pas de réponse. C'est ainsi qu'un détail attira son attention. 

    Sur la table du salon, un petit mot était écrit. La femme reconnu l'écriture brouillon et nerveuse de son mari. 

    "Chérie. Notre fils est allé dans la forêt. Ses derniers temps, son obsession pour celle-ci ne cessait de grandir. Je suis allé le sauver. J'ai laissé la petite seule à la maison. Je sais, que tu dois te poser beaucoup de questions. Sache que si je ne revient pas avant demain, c'est que je ne reviendrais probablement jamais. Si c'est le cas... Prend soin de la petite. Je t'ai toujours aimé, 

    ton mari"

    Sous l'angoisse, la femme laissa tomber le papier froissé sur le sol. Elle courut dans toutes les pièces, cherchant sa fille avec terreur. Mais elle ne la trouva point. La travailleuse ne savait rien de ce qu'il se passait dans cette forêt. Elle pensa a un canular, mais le ton sérieux qu'avait pris son mari dans le choix de ses mots ressemblaient à tout, sauf une blague. 

    Soudain, un éclair lui vint. Et si sa fille... S'était engouffrée dans le forêt à son tour? 

    Sachant qu'elle avait sans doute déjà tout perdu, la jeune femme courut vers la forêt, et disparut entre les arbres.

     

    Après ce long récit, la voix féminine se tue. Un éclair surgit, vous arrachant un sursaut au passage. Mais cette fois, votre œil s'arrête sur quelque chose que vous n'aviez pas remarquer auparavant. 

    Vous reconnaissez, à vos côtés, les têtes de deux membre de votre famille.

    Brusquement, vous vous levez, emplis de rage, et foncez vers la femme. Celle-ci disparaît à votre contact. 

    "Vous comprenez, maintenant?" 

    Un rire féminin se fit entendre. Les larmes vous brûlant les yeux, vous courrez vers la porte dans un acte de désespoir. 

    C'est fermé.

    La fenêtre était trop petite pour que vous puissiez ne serait-ce qu'envisager la traverser.

    C'est la fin...

    Si seulement j'avais pu être là à temps

    On dirait bien que le choix n'était pas le bon... Mais il semblerais que vous ayez tout de même pu apprendre beaucoup de choses, n'est-ce pas? Enfin. C'était un peu "le savoir ou la vie". Peut-être pouvez vous retenter votre chance.

    Revenir en arrière? 


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