• "Je... Je dois sortir d'ici ! Désolé !"

    Il était claire que cet endroit est malsain. L'odeur de rouille écœurante, l'atmosphère lourde, et la présence de cette femme qui vous glaçait le sang... A choisir entre la tempête, et la femme de l'ombre, vous choisissez sans aucune hésitation la tempête. Certes, elle est froide, et violente, mais rien n'était plus dérangeant que le doux son de la voix de cette horreur.

    Après avoir lâcher votre phrase, vous courrez jusqu'à la petite porte de bois. Vous secouez la poignée, mais elle fini par céder sous votre force. Une force emplie de panique, qui s'accentue à mesure que vous sentez l'immondice se rapprocher de vous. 

    La porte grince une nouvelle fois, enfin. Mais lorsqu'elle s'ouvre complètement, vous vous rendez compte que la forêt n'est plus. C'est come si elle avait été aspirée par un noir vide dans lequel vous pourriez facilement vous perdre, vous aussi.

    Vous ne pouvez pas vous échapper.

    Lentement, vous tournez là tête vers la bête, vous demandant comment rattraper le coup... Mais l'abris n'est plus. La seule chose qui reste de cet endroit, est le noir. Le noir complet. Le noir partout. Maladroitement, vous tentez de garder votre calme face à ce noir qui vous ronge de l'intérieur.

    Terrorisé, vous restez une nouvelle fois pétrifié, l'espace d'un instant. Une question tourne en boucle dans votre tête. "Que faire?" 

    Que faire? Que faire? QUE FAIRE?

    Est-ce que tout ceci est réel? 

    Après un moment, vous prenez conscience de quelque chose qui vous aviez oublié: vous êtes très en danger. Il faut partir d'ici, et le plus vite possible.

    Vous marchez, rien ne se passe. 

    Vous courrez, rien ne se passe. 

    Vous hurlez, pleurez, sprintez, tapez vos poings contre vos pieds, rien ne se passe. Dans la panique, vous laissez même l'une de vos habituelles crise de toux vous assaillir.

    Vous avez beau vous débattre de toute vos forces ou encore dégonfler vos poumons, vous resterez prisonnier des ténèbres. Ceux-ci fendent sur vous comme une araignée sur sa proie. 

    Vous sentez la fatigue vous envahi, à mesure que vos gestes se réduisent. L'abandon est proche, mais, tant que vous le pouvez encore, vous tentez de vous libérez de cette emprise invisible qui gagne encore et toujours plus de terrain. 

    Et, alors que lentement, vos bras retombent sur le long de votre corps, et que vous vous affaissez sur vous même, une voix, cette voix, vous parvint aux oreille comme un lointain songe..

    "La famille n'est qu'un tissus de mensonges déchirés

    Exténué, vous fermez les yeux, engloutis de plus en plus dans cette masse qui bientôt vous fera perdre conscience même de votre existence. Cette voix, cette phrase, elle résonne en vous, comme si vous en étiez persuadé depuis toujours. Pourtant, ce n'était pas le cas.

    Soudain, l'espoir vous revint doucement à l'entente d'agréables petites goûtes de pluies. Parmi ce bruit très cotonneux, vous sentez étrangement un apaisement vous envelopper. La forêt n'est peut-être pas si loin, finalement. 

    Vous regardez alors en direction du doux petit bruit, vous accrochant à la dernière lueur de sérénité. 

    Mais l'affreuse réalité vous frappe en plein visage. 

    La chose vous fixait, ses cheveux d'une longueur surréaliste traînant lourdement au sol. Le seule détail que vous distinguez sur son visage, même alors qu'elle est si proche de vous, est son large sourire. Sa bouche immonde, laissait entrevoir ce qui ressemblait à un organe humain sanguinolent qu'elle mâchouillait à moitié. Comment une chose aussi monstrueuse peut seulement exister?

    Les goûtes qui tombent de la tête décapitée qu'elle tiens dans sa main gauche, semblent imiter le bruit de la pluie. Vous découvrez avec horreur que cette tête particulière vous est terriblement familière. L'un de vos proche est là, et ses yeux vides semblent l'indiquer maintenant avec clarté:

    C'est votre tour.

    Pourquoi a-t-il fallut que je transgresse ma propre règle?

     FIN

    On dirait bien que le choix n'était pas le bon. La créature est contrariée de votre fuite, mais, peut-être vous réservera-t-elle une deuxième chance. 

    Revenir en arrière?


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